Irak: Capture d’un expert en armes chimiques du groupe Etat islamique

L’aviation américaine aurait commencé à bombarder des sites de stockage d’armes chimiques du groupe état islamique en Irak. L’information est donnée par la chaine CNN, mais n’est pas confirmée par le Pentagone. En revanche, la capture en Irak d’un terroriste spécialiste de ce type d’armes est certifiée.

Sleiman Daoud al-Afari est un spécialiste des armes chimiques. De nationalité irakienne, l’homme travaillait déjà dans l’état-major de Saddam Hussein avant d’intégrer le groupe Etat islamique.

La capture de ce terroriste est importante pour les Etats-Unis à deux titres. D’abord, elle prouve que les forces spéciales, déployées sur le terrain, progressent. Ce sont en effet les membres d’un commando américain, aidé des militaires irakiens et des Kurdes, qui ont procédé à cette arrestation. Al-Afari est interrogé depuis plusieurs semaines et il aurait livré de précieuses informations sur les stocks d’armes chimiques détenus par les terroristes. Il doit être remis aux autorités de son pays.

Cette capture permet ensuite aux opérations des forces irakiennes et kurdes, et aux bombardements américains, de cibler leurs attaques. Selon la chaine CNN, l’aviation américaine aurait procédé à des raids contre des stocks d’armes chimiques dans la région de Mossoul. D’importantes quantités de gaz moutarde ont été détruites, d’après des détails donnés dans la presse. Ni le département d’Etat, ni la Maison Blanche n’ont souhaité commenter cette information.

 Projet de loi travail: face à la mobilisation, le gouvernement fait profil bas

Après la première journée de mobilisation contre la loi El Khomri, décrite comme un tour de chauffe par les syndicats, le gouvernement fait profil bas. Le Premier ministre continue les discussions avec les partenaires sociaux et les parlementaires avec un objectif fixé par François Hollande : être à l’écoute et répondre aux inquiétudes. Le président veut trouver une sortie de crise.

Une gauche divisée, des syndicats en colère, des jeunes dans la rue, tous sont unis contrela loi El Khomri. Cette contestation inédite depuis le début du quinquennat de François Hollande n’annonce rien de bon pour le chef de l’Etat à treize mois de l’échéance présidentielle.

Même si l’ampleur des premières manifestations du 9 mars est restée limitée, d’autres mouvements vont suivre et l’exécutif va devoir en tenir compte. Cette situation délicate où les forces de gauche s’opposent au gouvernement socialiste fait les affaires de la droite.

Nicolas Sarkozy a décrit avec ironie une ambiance de « fin de règne » et s’est réjoui de l’impasse dans laquelle se trouve François Hollande en déclarant : « Tous les gens qui descendent dans la rue sont ses électeurs déçus. Mettons-nous à leur place. Il leur a promis une politique, il a fait le contraire ».

Le chef de l’Etat a bien compris le danger et a appelé au dialogue et à l’écoute, tout en réaffirmant la nécessité de la réforme. Un message aux opposants du texte pour montrer que la porte de la négociation n’est pas fermée, mais aussi pour le Premier ministre: il faut trouver une sortie de crise. Dans l’intervalle, le chef de l’Etat va continuer la pédagogie lui-même. Il sera ce jeudi 10 mars dans une usine, en Seine-et-Marne, pour parler de l’emploi.

 Venezuela: l’opposition à Maduro passe à la vitesse supérieure

Au Venezuela, plus de trois mois après sa victoire aux législatives, l’opposition passe à la vitesse supérieure. Il faut dire que le contexte est particulièrement tendu au vu du bras de fer qui existe entre l’Assemblée nationale et le pouvoir judiciaire depuis l’investiture des nouveaux députés en janvier dernier. C’est dans ce contexte que la coalition d’opposition a dévoilé mardi 8 mars sa « feuille de route 2016 » pour changer de gouvernement : la MUD compte sur la rue, en lançant un vaste « mouvement démocratique de pression populaire », pour accentuer la pression sur le président Nicolas Maduro.

Au Venezuela, plus de trois mois après sa victoire aux législatives, l’opposition passe à la vitesse supérieure. Il faut dire que le contexte est particulièrement tendu au vu du bras de fer qui existe entre l’Assemblée nationale et le pouvoir judiciaire depuis l’investiture des nouveaux députés en janvier dernier. C’est dans ce contexte que la coalition d’opposition a dévoilé mardi 8 mars sa « feuille de route 2016 » pour changer de gouvernement : la MUD compte sur la rue, en lançant un vaste « mouvement démocratique de pression populaire », pour accentuer la pression sur le président Nicolas Maduro.

 Royaume-Uni: la Une du «Sun» sur Elisabeth II scandalise Buckingham Palace

Du rififi au palais de Buckingham. La reine n’a que très peu goûté la Une du tabloïd The Sun, le quotidien le plus lu de Grande-Bretagne, mercredi 9 mars. La photo d’Elisabeth II est en pleine page flanquée de la légende « La reine soutient le Brexit », alors que la famille royale britannique n’est pas censée donner son avis sur les affaires politiques du royaume. Et la reine Elisabeth ne l’a pas donné, affirme Buckingham Palace, qui a saisi le régulateur de la presse.

« Nous ne commenterons pas des ragots fallacieux basés sur des sources anonymes ». Fureur de Buckingham Palace, qui souligne que le référendum sur une éventuelle sortie de l’Union est l’affaire du peuple britannique.

Pourtant, The Sun n’enlève pas une virgule à son article. Selon sa première source (anonyme), la reine aurait déclaré : « Je ne comprends pas l’Europe », à un groupe de députés lors d’une réception il y a quelques années. A en croire la seconde (toujours anonyme), elle aurait également affirmé il y a cinq ans à l’ancien vice-Premier ministre Nick Clegg que l’Europe « va dans la mauvaise direction ». Ce dernier a déjà réagi sur Twitter : « C’est n’importe quoi. Je n’ai aucun souvenir de cette conversation ».

Fait rare, Buckingham Palace a donc saisi le régulateur de la presse, soucieux de prouver qu’Elisabeth II n’a pas failli à la neutralité politique qu’elle respecte depuis 63 ans.

Mardi, The Sun titrait déjà sur la supposée « paresse » du prince William. L’été dernier, c’était sur une photo de la reine enfant faisant le salut nazi.

Le temps du mariage de Kate et William, des bébés royaux et du jubilé de la reine, traités par les tabloïds à grand renfort d’eau de rose semble bien fini. Tout comme le temps, pas si lointain, en juin 2015, où The Sun affirmait que la reine était contre le Brexit.

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

For security, use of Google's reCAPTCHA service is required which is subject to the Google Privacy Policy and Terms of Use.

I agree to these terms.