Bellerive est retourné au centre du pouvoir pour bloquer toute tentative d’enquêter sur les brigandages.

Le premier ministre nommé, Fritz-Alphonse Jean, et le président provisoire, Jocelerme Privert, n’expriment pas « assez clairement » leur volonté.

Aux yeux de plusieurs pays dits amis d’Haïti, le retour de Jean-Max Bellerive au plus haut niveau de l’administration du pays constitue un signal clair que l’empire de la corruption, qui s’est fortement développé sous les régimes Martelly-Lamothe et Martelly-Paul, va prendre un essor formidable sous la présidence provisoire de Privert.

Car, dit-on dans ces mêmes milieux, au moment où, en Amérique latine, la justice emploie les grands moyens pour mater la corruption, de telles initiatives ne seront pas mises en train en Haïti avec l’ex-sénateur au timon des affaires? Certes, au Brésil, en Argentine, au Guatémala et ailleurs, de puissants hommes d’affaires ainsi que des politiciens sont traînés devant la justice pour corruption;ou bien son l’objet d’enquête approfondie pour ces mêmes raisons.

Au Brésil, par exemple, l’ex-président Lula Inacio Da Silva est aux prises avec la justice suite à une exhaustive investigation fédérale ayant débouché sur un vaste réseau de corruption qui s’est révélé, dans le cas de Lula, sous forme de cadeau en biens, meubles et immeubles à l’ex-président. Ce qui a, dans un premier temps, abouti à la saisie de plusieurs véhicules de luxe ayant appartenu à l’ancien chef de l’exécutif brésilien.

Dans le cadre de cette offensive judiciaire lancée dans les pays de l’hémisphère, les États-Unis, sous l’impulsion de l’administration Obama, ont ouvert la voie à une collaboration avec la justice de la République dominicaine en vue de combattre la corruption dans ce pays. Les Américains pensaient qu’un tel mouvement, déjà lancée contre des hommes politiques dominicains, pourrait s’étendre en Haïti, surtout que ce fléau a étendu ses tentacules sur les deux États se partageant la souveraineté de l’île d’Haïti.

Bellerive rappelle que Jocelerme Privert était un membre actif et important de la plateforme VÉRITÉ et qu’il est normal au-delà de la position politique de la plateforme, que des personnalités de Vérité se retrouvent au Palais National. Selon certaine source: Bellerive est retourné au centre du pouvoir pour bloquer toute tentative d’enquêter sur les brigandages qui ont été dénoncés au fonds de reconstruction d’Haïti, après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, que finançait la communauté internationale.

Archives; radiotelevision2000 @ Succès Estinvil  22 MARS 2012.

Haïti/Audit-Corruption: Jean Max Bellerive monte au créneau pour dénoncer « son lynchage politique »

L’ancien Premier ministre Jean Max Bellerive dénonce  vertement  le rapport préliminaire de l’enquête diligenté par son successeur Garry Conille sur certains contrats octroyés par l’Etat haïtien durant les derniers instants du gouvernement Préval-Bellerive. Des contrats de gré-à-gré signés suite à des appels d’offre restreints avec des firmes haïtiennes et surtout dominicaines. Dans un document  daté du 20 mars 2012 transmis à la rédaction de Vision 2000, Jean Max Bellerive n’y est pas allé par quatre chemins pour qualifier cet audit de « campagne d’intoxication » visant à lui faire passer pour un corrompu, un apatride et à l’assassiner politiquement.

D’entrée de jeu, l’ancien Premier ministre, dans ce texte, rappelle le contexte dans lequel ces contrats ont été signés, expliquant  que son gouvernement, autorisé par une loi d’urgence votée par le Parlement suite au séisme dévastateur de janvier 2010, pouvait engager l’Etat en recourant à ces procédures célères de passation de marchés publics, entre autres, le gré-à-gré et les appels d’offre restreints.

Pour Jean Max Bellerive, l’audit initié par son successeur sur ces contrats qu’il a signés avec des firmes dominicaines et haïtiennes ainsi que  les commentaires et réactions suscités par ce premier rapport, constituent,  « une campagne de presse, de toute évidence commanditée, menée tambour battant… ».

L’ancien chef de gouvernement  affirme ne pas comprendre  toutes ces polémiques et suspicions sur le fait que ces contrats n’aient été conclus rien que quelques semaines ou même quelques jours avant l’investiture du Président Michel Martelly, le 14 mai 2011. Il  y voit là  une opération de lynchage médiatique.

Selon l’ex chef du gouvernement haïtien, la finalisation de ces projets de contrats au moment de l’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration n’est qu’une coïncidence, « rejetant catégoriquement la thèse de corruption ».

« Dès l’élection du président Martelly, le Président Préval et moi-même l’avons rencontré à plusieurs reprises…, la question de ces contrats a été mise sur le tapis : les chantiers retenus, leur objet, le cout des travaux, les délais d’exécution, tout a été passé en revue », poursuit Jean Max Bellerive, affirmant, par ailleurs, qu’ il «a attendu l’investiture du nouveau président pour ordonner les avances de démarrage en s’assurant, une fois de plus, que le chef de l’Etat et son équipe étaient d’accord avec le financement des travaux ».

L’ancien premier ministre estime que « les vices de forme signalés dans le rapport sont ridicules ». Sur la question de la nationalité des firmes engagées par exemple : Il  rejette toute thèse faisant croire que « son gouvernement a favorisé les compagnies dominicaines au détriment des firmes haïtiennes ou d’autres pays étrangers ».

Vu l’insuffisance des firmes haïtiennes il fallait faire appel à des compagnies étrangères. Et la proximité géographique a joué en faveur de celles  évoluant en République dominicaine, argumente monsieur Bellerive qui justifie aussi ce choix par le fait que les firmes dominicaines, comme Estrella spécialisée dans la construction, présentes sur le terrain bien avant le tremblement de terre ont réalisé des travaux dont la qualité est unanimement appréciée.

M. Bellerive qui se demande si ces accusations ne sont pas une forme de nationalisme étroit et dépassé, déclare n’avoir de leçon de patriotisme à recevoir de quiconque.

Selon l’ancien chef de la primature, cette enquête est insultante non seulement pour lui mais aussi pour les différentes institutions du pays, la Présidence, le Parlement et la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif en particulier. Jean Max Bellerive considère les membres de cette commission d’audit qu’il qualifie d’illégale et d’incompétente comme des Amis du chef du gouvernement démissionnaire, estimant que ces personnalités  n’ont pas eu le courage de signer le rapport préliminaire de l’enquête, agissant ainsi,  en mercenaires anonymes et grassement rémunérés ».

« Compte tenu de ce  que des flèches ont été dirigées contre ma personne, j’attache le plus grand intérêt à voir éclater la vérité dans cette affaire. Je ne donnerai pas la possibilité d’assister, les bras croisés, à cette tentative ignoble de me faire porter un chapeau de corrompu et d’apatride dans le dessein de procéder à mon assassinat politique », a indique M. Bellerive dans son document de réponse.

L’intéressé informe également avoir constitué un conseil d’avocats pour réviser les différentes déclarations faites dans les médias sur la question et avoir demandé au Ministère de la planification et de la coopération externe de faire le jour sur les procédures et les conditions  dans lesquelles les contrats portant sa signature ont été passés.

Jean Max Bellerive  affirme également rester à la disposition  des institutions de son pays pour répondre de toutes les accusations  dont il est l’objet, soulignant toutefois ne se sentir aucunement concerné par les conclusions de l’audit.

Rappelons que la commission d’audit était constituée de Maitre Stanley Gaston, Paul Rachel Cadet et Uder Antoine.

De sources proches de la commission, nous avons appris que les juristes stanley gaston et Paul Rachel Cadet ont reçu chacun 7 mille dollars américains pour huit jours  soit un peu plus de 50 heures de travail, alors que Uder Antoine, un cadre de la primature et  expert en audit n’a pas été rémunéré. À Suivre………… !

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

For security, use of Google's reCAPTCHA service is required which is subject to the Google Privacy Policy and Terms of Use.

I agree to these terms.